Un nouveau choc tarifaire pour l’industrie automobile canadienne
Le président américain Donald Trump a annoncé que les droits de douane sur les voitures, les camions et les pièces automobiles fabriqués au Canada passeraient de 25 à 50 % le 1er janvier 2027. Il a également mentionné l’acier canadien, qui est déjà soumis à un tarif américain de 50 %.
Cette annonce fait suite à l’échec des négociations commerciales entre Ottawa et Washington, le 21 août. Dès le lendemain, les États-Unis ont imposé des droits de 50 % sur environ 20 milliards de dollars américains d’importations canadiennes. Ces mesures visent notamment les produits laitiers, les boissons alcoolisées, le miel et les bâtons de hockey, soit environ cinq pour cent des exportations canadiennes vers les États-Unis.
Le Canada prévoit d’appliquer des contre-tarifs équivalents sur des produits américains à compter du 8 septembre. La liste complète des marchandises concernées n’a pas encore été publiée.
Le premier ministre Mark Carney a déclaré que l’accord proposé par Washington « exigeait trop et offrait trop peu ». Les différends portaient notamment sur l’absence d’allégements tarifaires pour les camions moyens et lourds, sur les exigences canadiennes relatives au contenu et à l’étiquetage en français, ainsi que sur des conditions susceptibles de limiter la capacité du Canada à conclure des accords avec d’autres pays.
Selon Carney, ces tarifs frapperaient aussi les travailleurs et les constructeurs automobiles du Michigan et de l’Ohio. Les chaînes de production des deux pays sont étroitement intégrées, certaines pièces traversant plusieurs fois la frontière avant l’assemblage final.
L’absence d’accord sur le renouvellement de l’ACEUM accentue également l’incertitude. L’accord demeure en vigueur, mais fera désormais l’objet d’un examen annuel.