Carney répond à Trump : l’avenir du CUSMA de nouveau incertain
Le premier ministre canadien Mark Carney a déclaré que l’hostilité du président américain Donald Trump envers l’accord commercial nord-américain CUSMA « n’est un secret pour personne ». Il réagissait aux propos tenus par Trump lors du sommet du G7 le 17 juin, où le président américain a affirmé qu’il préférerait ne pas renouveler l’accord et que les États-Unis se porteraient « mieux » sans lui.
Le CUSMA, appelé USMCA aux États-Unis, a remplacé l’ALENA et est entré en vigueur le 1er juillet 2020. Le Canada, les États-Unis et le Mexique approchent maintenant de l’examen obligatoire prévu après six ans. Si les trois pays acceptent de prolonger l’accord, celui-ci restera en vigueur pour 16 années supplémentaires, jusqu’en 2042. Faute d’accord, des examens annuels commenceraient, tandis que le traité actuel resterait valide jusqu’en 2036.
Carney a souligné que la structure fondamentale du CUSMA demeure en place et couvre toujours une part importante des exportations canadiennes. Selon lui, le ministre canadien du Commerce avec les États-Unis, Dominic LeBlanc, et le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, poursuivent les discussions sur les dossiers en suspens. LeBlanc a déjà précisé que la date du 1er juillet n’est pas un « précipice » et que les négociations peuvent continuer après cette échéance.
L’accord prévoit déjà un mécanisme de retrait : toute partie peut quitter le traité après un préavis écrit de six mois. Dans ce cas, le CUSMA resterait en vigueur entre les autres membres, tandis que des ententes bilatérales pourraient être envisagées.
Pour le Canada, l’enjeu est particulièrement important, car son économie dépend fortement du commerce avec les États-Unis. Les déclarations de Trump ajoutent donc de l’incertitude pour les entreprises, les exportateurs et les provinces liées au marché américain.