La découverte gastronomique de la saison :
le restaurant Yan’s au centre-ville d’Ottawa

En plein cœur d’Ottawa, dans le quartier du marché By, au 86, rue Murray, le restaurant de cuisine caucasienne Yan’s a ouvert ses portes. Quel magnifique cadeau pour nous tous ! Depuis combien de temps tant de gens en rêvaient, y croyaient et l’espéraient !

Installé dans les locaux chaleureux et rénovés d’une ancienne pizzeria italienne, à seulement cinq minutes à pied du Musée des beaux-arts du Canada, le restaurant a reçu un nom des plus créatifs : 99 % des noms de famille arméniens se terminent par « yan ». La même créativité se retrouve dans la conception du menu, à la fois varié et haut en couleur.

Le goût épicé et incomparable des plats arméniens et géorgiens proposés par ce nouveau restaurant reste longtemps en mémoire. Et l’envie de revenir pour goûter autre chose ne fait que grandir lorsqu’on observe avec curiosité et ravissement le travail parfaitement coordonné des serveurs, qui apportent avec adresse aux clients toutes sortes de plats aux ingrédients inhabituels et aux arômes fantastiques.

Les goûts et les couleurs ne se discutent pas. La diversité des commandes est impressionnante. Certains savourent des khinkalis généreusement poivrés à l’aide d’un traditionnel grand moulin à poivre en bois, tandis que d’autres salivent à la vue de khachapuris aux dimensions impressionnantes.

D’ailleurs, le khachapuri peut être commandé à l’adjarienne ou à la laze — deux versions qui diffèrent sensiblement. Certains choisissent de commencer leur repas par d’appétissants pkhali. D’autres visiteurs, n’ayant pas décidé à l’avance ce qu’ils souhaiteraient goûter, savourent des vins géorgiens — secs ou demi-doux —, le célèbre brandy arménien Ararat, tandis que certains optent pour un thé exotique aux herbes arméniennes. Mais tous affichent des visages satisfaits, sereins et heureux.

La vie est belle lorsque l’on est heureux. Mais elle est encore plus belle lorsque les autres sont heureux grâce à vous. Vivre pour les autres est une loi de la nature. Les rivières ne boivent pas leur propre eau, les arbres ne mangent pas leurs propres fruits. Le soleil ne brille pas pour lui-même et les fleurs ne répandent pas leur parfum pour elles-mêmes.

Je pense que Yan’s a réuni une équipe heureuse de personnes partageant la même vision, qui accomplissent leur travail dans l’harmonie et la bonne entente. Un immense merci au principal créateur et inspirateur du restaurant, ainsi qu’à son excellent chef Armen Dalibaldyan, et à tous ceux qui mettent une parcelle de leur cœur dans la préparation de chaque plat.

Le menu ne propose peut-être pas une quantité infinie de plats, comme c’est parfois le cas dans certains restaurants chinois ou vietnamiens, mais le choix est véritablement vaste, et chaque plat est unique à sa manière et exige une approche particulière lors de sa préparation.

Yan’s a ouvert ses portes en décembre 2025 et a déjà conquis le cœur de centaines de clients reconnaissants. Actuellement, le restaurant est ouvert six jours sur sept, sauf le lundi, à partir de 17 h. Dans un avenir proche, il est également prévu d’ouvrir pendant la journée, ce qui permettra d’y venir pour le lunch. À l’approche de l’été, les espaces extérieurs entreront eux aussi en service, notamment une terrasse pouvant accueillir 30 personnes.

Le menu s’enrichit régulièrement de nouveaux plats. Récemment, par exemple, on y a ajouté la soupe kharcho au bœuf, avec de généreux morceaux d’excellente viande dans chaque portion ; le satsivi de poulet aux noix ; le shkmeruli — des cuisses de poulet cuites dans une sauce crémeuse à l’ail — ainsi que le chakhokhbili au lapin.

Personnellement, j’ai été absolument conquise par deux plats arméniens populaires, tous deux servis dans des pots en terre cuite : la tolma — des feuilles de vigne farcies — et la khashlama. Rien que d’en parler en écrivant ces lignes, j’en ai l’eau à la bouche. Oh, que c’est délicieux !

La tolma se distingue avantageusement de son équivalent servi dans les restaurants grecs. Les feuilles de vigne, cuites à couvert dans un pot en terre et généreusement farcies de viande hachée et de riz, sont bien plus savoureuses que leur version grecque. De plus, ce type de nourriture est particulièrement sain. J’irais jusqu’à dire qu’il s’agit de la meilleure tolma d’Amérique du Nord — et je suis une gourmet expérimentée !

Quant à la khashlama, c’est tout simplement un chef-d’œuvre. J’en suis restée sans voix de plaisir ! De l’agneau longuement mijoté dans une petite quantité de bouillon riche, accompagné de pommes de terre qui complètent et soulignent la saveur de cette viande fondante en bouche : aucun amuse-bouche, aucune entrée ni aucune autre délicatesse ne saurait rivaliser avec ce plat.

Pour les véritables amateurs d’agneau qui savent reconnaître et apprécier une viande de qualité, c’est un plat divin qu’il faut absolument goûter — et pas n’importe où, mais précisément au restaurant Yan’s, au centre-ville d’Ottawa.

Allez-y et constatez par vous-mêmes la sincérité de mes paroles, dictées par des émotions si profondément positives et par la joie d’avoir fait le bon choix !

Bon appétit !

Marina Kochetova

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